Décalage horaire (par rapport à Paris)
en été : 1 heure de plus.
en hiver : 1 heure de plus.
DENOMINATION OFFICIELLE :
ROMÂNIA (ROMANIA en anglais, ROUMANIE en français, RUMÄNIEN en allemand). Ce nom a été adopté en 1862, à la suite de la création de l'Etat national par l'unification, en 1859, des Principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Indicatif international : RO.
SITUATION GEOGRAPHIQUE :
Au sud-est de l'Europe Centrale, au nord de la Péninsule Balkanique, sur le Bas-Danube, avec issue à la mer Noire, de deux côtés des Carpates. La Roumanie s'étend du 43°37'07" au 48°15'06" de latitude nord et du 20°15'44" au 29°41'24" de longitude est. Le parallèle de 45° de latitude nord (à mi-chemin entre l'Equateur et le pôle Nord) traverse la Roumanie à 70 Km au nord de Bucarest, sa capitale, et le méridien de 25° de longitude est (à mi-chemin entre la côte de l'Atlantique et l'Oural) passe à 90 Km à l'ouest de Bucarest. La Roumanie est placée aux confins de l'Europe centrale, de l'Europe orientale et de la Péninsule Balkanique, au carrefour de grandes routes qui traversent l'Europe de l'est à l'ouest et du nord au sud. Les destinées de cette aire ont été marquées par trois facteurs : les Carpates, le Bas-Danube et l'issue à la mer Noire. L'arc que dessinent les Carpates sur le territoire de la Roumanie a déterminé la structuration de trois grandes provinces historiques : une à l'intérieur de cet arc, ouverte sur l'Europe centrale, une autre à l'est des montagnes, ouverte sur les steppes du nord de la mer Noire et une troisième au sud, ouverte sur la Péninsule Balkanique. Le Danube, deuxième fleuve en Europe, qui sépare l'espace carpatique de l'aire balkanique, relie l'Europe centrale au bassin de la mer Noire. La Dobroudja, située sur la côte ouest de la mer Noire, a toujours ouvert une porte sur la Méditerranée et l'Orient. La Roumanie appartient donc aussi bien aux Etats danubiens qu'à ceux du bassin de la mer Noire, jetant un pont entre l'Europe centrale et du sud-est et le Proche-Orient.
Frontières: Les frontières de la Roumanie mesurent 3.149,9 km, dont les deux tiers (2.064,4 km) sont fluviales et maritimes, suivant le cours du Danube, du Prout et de la Tisa et le bord de la mer Noire, et un tiers (1.085,5 km) sont terrestres. La limite des eaux territoriales en mer Noire est de 12 milles marins.
Voisins: La Roumanie avoisine 5 Etats et la mer Noire (193,5 km de côte). Elle a pour voisins la République de Moldova (161,3 km) au nord-est et à l'est, l'Ukraine (649,4 km) au nord et à l'est, la mer Noire au sud-est, la Bulgarie (631,3 km) au sud, la Yougoslavie (546,4 km) au sud-est et la Hongrie (448,0 km) à l'ouest. Entre 1918 et 1991, la Roumanie avait pour plus de 40% de frontières avec l'U.R.S.S., l'Etat le plus grand en Europe et au monde à l'époque.
Superficie: 238.391 km carrés, proche de celle de la Grande-Bretagne et du Ghana, 80e au monde et 13e en Europe. Le territoire de la Roumanie a une forme ellipsoïdale, mesurant à vol d'oiseau 735 km de l'ouest à l'est et 530 km du nord au sud.
Distribution de la superficie: 39,2% de terres labourables, 20,5% de prés et prairies, 2,3% de vignobles et vergers, 28,0% de forêts, 4,5% de terrains construits, routes et voies ferrées, 3,7% d'eaux courantes et stagnantes, 1,8% autres.
POPULATION (1er juillet 1999) :
22.459.000 habitants (43e au monde, au niveau du Venezuela et de la Malaisie, et 10e en Europe). 55% de la population vivent dans les villes et 45% à la campagne; la répartition par sexes est de 49% (masculine) et 51% (féminine). Croissance démographique (recensements officiels) : 8.600.000 hab. (1859), 12.923.600 (1912), 14.280.729 (1930), 15.872.624 (1948), 17.489.450 (1956), 19.103.163 (1966), 21.559.910 (1977), 22.810.035 (1992), 8 à 10 millions de Roumains vivent aujourd'hui à l'étranger.
Densité de la population (1998) : 94,2 habitants /km carrée, proche de celle de Autriche et de la Slovénie ; 74e au monde, 26e en Europe.
Mouvement naturel de la population (Ier trimestre 1999) : Natalité 10,5‰, mortalité 13,0‰, taux naturel de croissance - 2,5‰. Depuis 1992, la Roumanie enregistre un taux naturel de croissance négatif, qui a pour effet la baisse de la population. Le nombre des mariages était de 4,6 à raison de mille habitants, contre 1,5 divorce. L'espérance de vie était de 65,5 ans pour les hommes et 73,3 ans pour les femmes. Structure de la population par classes d'âge: 0-14 ans 18,7%, 15-59 ans 62,6%, 60 ans et plus 18,4%.
Structure ethnique (Recensement du 7 janvier 1992) : 22.810.035 habitants, dont 20.408.542 Roumains (89,4%). Sur les 2.401.493 personnes appartenant aux minorités ethniques (10,6%), 1.624.959 étaient Hongrois (7,1%), 401.087 Tsiganes (1,7%), 119.462 Allemands (0,5%), 65.764 Ukrainiens (0,3%), 8.955 Juifs (0,04%), etc.
Emigration : De 1990 à 1997, 274.979 Roumains ont émigré, dont 100.988 Allemands de souche. 19.945 personnes ont émigré en 1997, contre 96.929 en 1990, aussitôt après la chute de la dictature Ceausescu. Par ailleurs, 36.380 personnes se sont fait rapatrier pendant le même intervalle.
Religions (recensement du 7 janvier 1992) : 19.802.389 chrétiens orthodoxes (86,8%), 1.161.942 catholiques romains (5,0%), 802.454 réformés (3,5%), 223.327 catholiques grecs ou uniates (1,0%), 220.824 pentecôtistes (1,0%), 109.462 baptistes (0,5%), 77.546 adventistes (0,3%), 76.708 unitariens (0,3%), 55.928 musulmans (0,2%), 49.963 adeptes de l'Eglise du Christ (0,2%), 28.141 fidèles de l'Eglise de vieux rite (0,1%), 21.221 évangéliques presbytériens (0,1%), 56.329 d'autres confessions (0,2%), 34.645 libres-penseurs (0,15%).
LANGUE OFFICIELLE :
Le roumain, langue maternelle pour quelque 90% de la population. Les minorités ethniques ont la liberté d'utiliser leur langue maternelle à l'école, dans l'administration , la justice, la presse, la culture, etc. La minorité ethnique la plus importante est hungarophone; l'allemand est parlé par les Saxons et les Souabes. Les principales langues étrangères utilisées en Roumanie sont, dans l'ordre, l'anglais, le français et l'allemand. Entre le milieu du XIXe siècle et les années 60 du XXe siècle, le français était la principale langue parlée par les Roumains, suivie de l'allemand.
STATUT :
Aux termes de la Constitution de 1991, la Roumanie est une république parlementaire. Le pouvoir législatif est exercé par un parlement bicaméral (Sénat et Chambre des Députés), élu au suffrage universel pour un mandat de 4 ans. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement ayant à a tête un Premier ministre nommé par le Président de la République et voté par le Parlement, devant lequel il est responsable. Le Président, élu au suffrage universel pour deux mandats de 4 ans chacun tout au plus, est à la fois le commandant suprême des armées. Chef de l'Etat : Ion Iliescu.
ORGANISATION ADMINISTRATIVE :
Aux termes de l'article 3 de la Constitution, le territoire de la Roumanie est organisé en communes rurales, villes et départements.
La commune rurale : entité de base de l'organisation administrative, formée de un ou plusieurs villages, gérée par un conseil local et un maire, élu au suffrage universel. La Roumanie compte 2.685 communes rurales, réunissant 13.285 villages, soit une moyenne de cinq villages par commune.
La ville : entité administrative gérée par un conseil local et un maire, élus au suffrage universel. Beaucoup de villes importantes ont le statut de municipe. La Roumanie compte 263 villes, dont 82 municipes.
Le département : entité administrative gérée par un conseil départemental élu et un préfet nommé. Le conseil départemental a pour mission de coordonner les activités de conseils locaux (des communes rurales et des villes), afin de contrôler les services publics intéressant le département. Le préfet est nommé par le gouvernement, à titre de représentant local. La Roumanie compte 41 départements, plus la ville de Bucarest, qui a le même statut. Un département couvre, en moyenne, 5.800 km carrés et compte une population moyenne de 500.000 habitants.
a) Bucarest - la capitale
2 millions d'habitants. Bucarest, la ville la plus importante et la plus peuplée de la Roumanie, premier centre politique, administratif, économique, financier-bancaire, scientifique et culturel du pays. Située dans le sud-est de la Roumanie, à 60-90m au-dessus de la mer, sur les rivières de Dâmbovita et Colentina, à 44°25'50" de latitude nord et 26°06'50" de longitude est, presque par la même latitude que Belgrade, Genève, Bordeaux et Minneapolis et la même longitude que les villes de Helsinki et Johannesburg. Bucarest couvre 228 km carrés et a une population de 2.013.000 habitants (le 1er janvier 1999), soit 9% de la population totale et 15% de la population urbaine de la Roumanie. C'est la troisième agglomération de la région, derrière Athènes et Istanbul. La ville est mentionnée pour la première fois par les documents en 1459, à titre de résidence du prince de Valachie Vlad Tepes "l'Empaleur", mais elle date très probablement du XIVe siècle.
b) Iasi
348.000 habitants. Capitale de la province du même nom, proche du territoire moldave, Iasi fut pendant le XVIème siècle l'une des résidences des princes de Moldavie, dont elle devint la capitale au XVIIème siècle. La ville est riche de nombreux chefs d'½uvre architecturaux, notamment les églises des Trois-Hiérarques et de Golia, inspirées du style byzantin. C'est également un centre industriel, spécialisé dans les produits pharmaceutiques, le textile et l'agro-alimentaire.
c) Constanta
340.000 habitants. Principal port du pays situé sur la mer Noire, Constanta est une station balnéaire réputée et possède un important musée des antiquités hellénistiques, romaines et paléochrétiennes. C'est également un important pôle industriel, spécialisé dans la métallurgie, l'agro-alimentaire et les chantiers navals.
d) Cluj-Napoca
333.000 habitants. Capitale historique et c½ur intellectuel de la Transylvanie, la ville conserve des monuments gothiques et baroques, ainsi que des demeures anciennes, des musées d'art, historique et ethnographique. C'est, en outre, un important centre universitaire et industriel.
e) Galati
328.000 habitants. Port sur le Danube situé en Roumanie orientale, la ville de Galati remplit les fonctions de n½ud ferroviaire international et de centre industriel, spécialisé dans la sidérurgie et la construction navale.
f) Timisoara
328.000 habitants. Située dans la province du Banat, la ville de Timisoara, est un centre culturel et industriel (mécanique, chimie).
g) Craiova
315.000 habitants. Principale ville d'Olténie, en Roumanie méridionale, Craiova est un centre industriel, spécialisé dans la métallurgie, la chimie et l'agro-alimentaire.
h) Brasov
312.000 habitants. Située au sud-est de la Transylvanie, à 171 km de Bucarest, la ville est un important centre culturel (musique) doté de nombreux musées et monuments médiévaux. C'est aussi un pôle industriel spécialisé dans les constructions mécaniques.
Drapeau National (3/2 de proportion) : Trois bandes verticales égales: bleu (à la hampe), jaune, rouge. Depuis décembre 1989, les armoiries ne figurent plus sur la bande jaune. Le tricolore a été adopté comme drapeau national pendant la révolution de 1848 en Valachie.
Hymne d'Etat: "Réveille-toi, Roumain!" (depuis 1990), sur les vers d'Andrei Muresanu (1816-1863) et la musique d'Anton Pann (1796-1854), qui fut une marche des révolutionnaires de 1848.
Fête nationale: Le 1er Décembre (depuis 1990), date de la Grande Assemblée d'Alba Iulia, qui entérina en 1918 l'unification de la Transylvanie à la Roumanie et qui est le symbole de la réunification des Roumains en un seul et même Etat et de la constitution de l'Etat National Roumain Unitaire.
SYSTEME DE POIDS ET MESURES :
Le système métrique (depuis 1866).
Heure officielle: L'heure d'Europe orientale (GMT + 2 h); depuis 1979, la Roumanie a adopté l'heure d'été (GMT + 3 h), entre le dernier dimanche de mars et le dernier dimanche d'octobre. La Roumanie a la même heure officielle que la République de Moldova, la Finlande, la Grèce, Israël, l'Egypte et l'Afrique du Sud.
MONNAIE NATIONALE :
Le leu - pluriel leï (depuis 1867). Le nom vient du "löwentaler", une monnaie d'argent ayant un lion au revers (lion = leu en roumain), frappée aux Pays-Bas au XVIe siècle et qui circula dans les Pays roumains jusqu'au XVIIe siècle, pour devenir ensuite monnaie de référence. Le leu a pour subdivision le ban - pluriel bani (1 leu = 100 bani).
RELIEF :
31% de montagnes, 36% de collines et plateaux, 33% de plaines et plaines inondables.
La nature a été fort généreuse avec la Roumanie, dont le relief est non seulement varié, mais aussi très harmonieusement distribué. Le grand arc carpatique détermine, en quelque sorte, un double amphithéâtre dont les gradins intérieurs descendent vers une immense dépression centrale, le plateau de Transylvanie, et les degrés extérieurs, passant par les Subcarpates et les collines, vers les plaines et le delta du Danube, jusqu'aux frontières du sud et de l'est.
Le pays se caractérise par l'équilibre des éléments qui le composent: montagnes 31%, collines et plateaux 36%, plaines 33%. Les Carpates roumaines (910 km, sur 1.500 km pour toute la chaîne) ceignent le plateau de Transylvanie (400 à 600 m d'altitude) et s'élèvent parfois jusqu'à 2.500 m (2.544 m au pic Moldoveanu, dans le massif de Fagaras); les collines et les coteaux ne dépassent pas 1.000 m. A l'est et au sud , les Carpates, système montagneux de type alpino-himalayen, se prolongent dans les Subcarpates, qui ont une genèse semblable, mais dont la hauteur est comprise entre 500 et 1.000 m; les collines de l'ouest, elles, ne dépassent pas 400 m. Les plateaux de Moldavie et de Dobroudja, à l'est et au sud-est, s'élèvent jusqu'à 400-600 m. Les Carpates et les Subcarpates abritent de nombreuses dépressions, qui sont autant de centres de peuplement. Les altitudes plus basses, les vallées, les plis et les défilés, plus nombreux que dans d'autres montagnes européennes, ont favorisé la communication entre les populations vivant sur les deux versants. Les plaines - d'anciens fonds de mers et de lacs - couvrent les régions du sud et de l'ouest du pays; elles sont basses, plates et lisses. La Plaine Roumaine, grenier de la Roumanie, s'étend entre les Carpates et le Danube; elle est arrosée par de nombreux cours d'eau. Le relief en gradins détermine le climat, la structure des sols, de la flore et de la faune, et implicitement des habitants jusqu'à une altitude de 1.400-1.500 m.
CLIMAT :
La Roumanie a un climat tempéré-continental de transition, propre à l'Europe centrale, avec quatre saisons bien marquées. Les différences locales sont déterminées par de légères influences océaniques (ouest), méditerranéennes (sud-ouest) et continentales-excessives (nord-est). En hiver, la température moyenne descend au-dessous de moins 3°C, pour osciller en été entre 22° et 24°C, tout en étant plus baisse dans les zones de montagne. La moyenne annuelle est de 11°C dans le sud et 8°C dans le nord du pays. Le minimum absolu de température, à moins 38,5°C, a été enregistré à Bod, dans la dépression de Brasov, et le maximum absolu, à 44,4°C à Ion Sion, dans la plaine du Baragan.
Les précipitations diminuent au fur et à mesure que l'on avance vers l'est; la moyenne annuelle en est de 637 mm, avec des valeurs plus élevées à la montagne (1.400-1.000 mm par an) et plus basses dans la plaine du Baragan (500 mm), en Dobroudja et dans le Delta du Danube (400 mm par an). La température et les précipitations connaissent des variations locales dépendant du relief, de l'altitude et de la circulation des masses d'air. Les précipitations sont plus abondantes en mai et en juin et se situent à leur niveau le plus bas en février. Dans le sud-ouest, l'influence des fronts atmosphériques méditerranéens détermine une hausse des précipitations en automne. Les vents ne sont pas particulièrement forts au long de l'année; toutefois, les vents d'est sont assez violents en hiver, surtout dans l'est et le sud-est du pays. Le nombre des journées calmes, sans vent, est de quelque 40% par an. Ces dernières années, et notamment en 1998 et en 1999, la Roumanie a été touchée par des phénomènes météorologiques extrêmes, souvent comparés à El Niño. Le pays a été ravagé par des pluies diluviennes dévastatrices (140 litres par mètre carré en deux heures dans le massif du Retezat, SO), suivies d'éboulements et d'inondations qui ont fait des victimes (28 en 1998) et des dégâts importants. Des chaleurs torrides (35 à 40°C) et de longues périodes de sécheresse ont conduit, dans le sud, à la désertification de vastes régions. Les effets de ces phénomènes ont été aggravés par les déséquilibres écologiques déterminés, depuis dix ans, par le coupe sauvage des forêts, la destruction des vergers et des vignobles sur les coteaux et les collines, par le grand nombre de terres en jachère, ainsi que par la pollution.