« Retour au blog de perce-roumanie

Un peu d'histoire

Un peu d'histoire
1) Rappel

IIè siècle av. J.C. Fondation de la Dacie par des Grecs, à l'emplacement de la Roumanie actuelle.

106-271 . La Dacie passe sous domination romaine.

IIIè-XIIIè siècle La région subit des invasions successives (Slaves, Bulgares, Hongrois, etc.).

XIVè siècle Création des principautés de Valachie (1330) et Moldavie (1359).

XVè-XIXè siècle Domination turque sur la région que lui disputent, à partir de la fin du XVIIIè siècle, la Russie et l'Autriche.

1859 Union des deux principautés de Moldavie et Valachie. Le nouvel Etat prend le nom de Roumanie en 1860, avec Bucarest comme capitale.

1866 Le pouvoir est confié au prince Karl de Hohenzollern-Sigmaringen qui devient roi de Roumanie en 1881 sous le nom de Carol Ier.

1878 Le Traité de Berlin reconnaît l'indépendance de la Roumanie.

1913 Guerre contre la Bulgarie.

1916 La Roumanie s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des pays de l'Entente (France, Grande-Bretagne, Russie).

1919-1920 Les traités de Saint-Germain et de Trianon permettent la création d'une « Grande Roumanie » élargie au Banat oriental, à la Bessarabie, à la Bucovine et à la Transylvanie.

1929-1939 Alors que la situation économique se dégrade, un mouvement fasciste et antisémite, la Garde de fer, se développe.

1934 Entente balkanique avec la Turquie, la Grèce et la Yougoslavie.

1938 Le roi Carol II instaure une dictature monarchique.

1940 La Roumanie est démantelée par l'Allemagne et l'U.R.S.S. Carol II abdique en faveur de son fils Michel ; Le régime militaire du général Ion Antonescu se met en place.

1941 La Roumanie entre en guerre contre l'U.R.S.S.

1944 Le général Antonescu est renversé par le roi Michel Ier ; un gouvernement de coalition est formé. Le pays entre en guerre contre l'Allemagne.

30 décembre 1947 Le roi Michel Ier abdique et s'exile.

1948 La République populaire roumaine - pro-soviétique - est proclamée (elle deviendra République socialiste en 1965). Planification de l'économie, nationalisation des mines, des banques et de l'industrie, collectivisation des terres.

1965 Nicolae Ceausescu devient secrétaire général du Parti communiste roumain (il sera président de la République à partir de 1974). Il mène une politique étrangère autonome de celle de l'U.R.S.S. et met progressivement en place une dictature personnelle.

1987 A Brasov, des émeutes ouvrières sont durement réprimées.

1988 Le pouvoir annonce un « Programme de systématisation du territoire » : destruction de milliers de villages et relogement de ses habitants dans des centres agro-industriels.

22 décembre 1989 Le régime de Ceausescu est renversé. Un Front de salut national prend le pouvoir.

Mai 1990 Elections législative et présidentielle. Le Front de salut national (FSN) obtient la majorité des sièges à la Chambre des députés et au Sénat. Ion Iliescu (FSN) est élu président de la République et nomme Petre Roman premier ministre.

Juin 1990 Des mineurs, appelés en renfort par le gouvernement pour rétablir l'ordre à Bucarest, répriment violemment des manifestations antigouvernementales.

Septembre 1991 Petre Roman démissionne. Il est remplacé par Teodor Stolojan.

8 décembre 1991 La nouvelle Constitution est approuvée par référendum.

Septembre 1992 Elections législative et présidentielle. Victoire du Front démocratique du salut national (FDSN, issu de la scission du FSN) et réélection du président Ion Iliescu (FDSN). Nicolae Vacaroiu devient premier ministre (son gouvernement sera remanié en 1994 avec l'arrivée de la droite nationaliste).

28 septembre 1993 La Roumanie est admise au Conseil de l'Europe.

28 février 1994 Grève générale pour protester contre la mauvaise situation économique et sociale.

1er février 1995 Entrée en vigueur de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Roumanie.

16 septembre 1996 Signature d'un traité avec la Hongrie (droit des minorités, inviolabilité des frontières).

Novembre 1996 Elections législative et présidentielle. La Convention démocratique de Roumanie (CDR, union de partis de centre-droit) arrive en tête. Emil Constantinescu (CDR) devient le nouveau président de la République. Il nomme Victor Ciorbea premier ministre. Celui-ci forme un gouvernement de coalition.

Janvier 1997 Victor Ciorbea annonce un programme radical de réformes économiques.

Juillet 1997 L'OTAN et l'Union européenne diffèrent l'intégration de la Roumanie du fait du retard pris dans les réformes.

3 mai 1997 La Roumanie et l'Ukraine signent un traité bilatéral (inviolabilité des frontières).

Février 1998 Le FMI suspend son aide.

Avril 1998 Victor Ciorba démissionne. Radu Vasile le remplace.

Janvier 1999 Une marche des mineurs menace Bucarest. Le chef du mouvement est arrêté et condamné à 18 ans de prison.

Avril 1999 Le Parlement vote l'accès de l'espace aérien roumain à l'aviation de l'OTAN dans le cadre du conflit au Kosovo.

Mai 1999 Visite du pape Jean-Paul II.

Décembre 1999 Le président Constantinescu limoge Radu Vasile. Mugur Isarescu est nommé premier ministre.

Février 2000 Ouverture des négociations d'adhésion avec l'Union européenne.

28 avril 2000 Traité de partenariat avec la Moldavie.

26 novembre 2000 Elections législatives. Le Parti de la démocratie sociale de Roumanie (PDSR, ex-FDSN) recueille 36,6% des suffrages devant les nationalistes du Parti Romania Mare (PRM) qui obtiennent 19,5% des voix.

10 décembre 2000 Au second tour de l'élection présidentielle, Ion Iliescu (PDSR) est élu avec 66,8% des voix contre 33,2% au populiste Corneliu Vadim Tudor (PRM). Adrian Nastase devient premier ministre.

Octobre 2001 Le FMI valide un accord d'aide conditionné à la mise en place d'un important programme de réformes.

Octobre 2001 La Roumanie apporte son soutien aux Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme.

Août 2002 Le pays est gravement touché par le débordement du Danube et de ses affluents provoqué par des pluies torrentielles.

Novembre 2002 L'OTAN propose l'ouverture de négociations avec la Roumanie en vue de son intégration.

Décembre 2002 L'Union européenne repousse l'échéance pour l'adhésion de la Roumanie de 2004 à 2007.

19 octobre 2003 Une révision de la Constitution, destinée à faciliter l'intégration future de la Roumanie dans l'Union européenne, est approuvée par référendum avec 54,4% de « oui ».

19-22 novembre 2003 Visite officielle du président Iliescu en France.

2 avril 2004 Entrée officielle de la Roumanie dans l'OTAN.



2) Statut politique

La Roumanie est une République parlementaire. La constitution de 1991 a institué le multipartisme, le respect des libertés et des droits fondamentaux et l'économie de marché.

Le président de la République est élu pour quatre ans au suffrage universel direct. Il dispose de pouvoirs importants au premier rang desquels la nomination du premier ministre. Il ne peut effectuer que deux mandats.

Le parlement est composé de deux chambres, la Chambre des députés (345 sièges) et le Sénat (143 sièges), élues pour quatre ans au suffrage universel direct selon un scrutin proportionnel.

Le pays est divisé en 40 départements auxquels s'ajoute la municipalité de Bucarest.

Quinze ans après le renversement du régime de Nicolae Ceausescu, des progrès dans l'édification d'un Etat de droit ont été enregistrés, notamment dans le traitement des minorités (représentation de chaque minorité autre que les Hongrois à la Chambre des députés, création d'un secrétariat d'Etat spécifique). Le pays a connu, en 1996, la première alternance politique depuis 70 ans.

Les principaux partis politiques sont :

le Parti social-démocrate (PSD [ex-PDSR], centre-gauche);

le Parti Romania Mare (PRM [parti de la grande Roumanie], extrême-droite) de Corneliu Vadim Tudor ;

Le Parti démocrate (PD, centre-droit),- Traian Basescu (le president actuel);

Le Parti national libéral (PNL, centre-droit) dont le leader est l'ancien premier ministre Theodor Stolojan ;

L'Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR), représentant la minorité hongroise.

La politique extérieure de la Roumanie est marquée par un objectif prioritaire : son entrée dans l'Union européenne. Elle mène, par ailleurs, une politique de bon voisinage avec la Hongrie, la Bulgarie, l'Ukraine, et la Moldavie. A cela s'ajoutent des efforts d'intégration régionale.

Les relations culturelles et politiques entre la France et la Roumanie sont anciennes. La diffusion de la langue française en Roumanie remonte au XVIIIème siècle. Actuellement, les échanges bilatéraux sont nombreux et la coopération culturelle et linguistique est particulièrement développée, notamment avec l'existence d'une filière d'enseignement francophone.



3) Langues

Le roumain - langue latine - est la langue officielle. C'est également la langue des affaires, bien que l'anglais soit de plus en plus employé. Le hongrois est utilisé en Transylvanie.

Première langue étrangère devant l'anglais et l'allemand, le français est compris par une majorité de Roumains et parlé par 25% de la population. La Roumanie est le premier pays francophone dont le français n'est ni la langue maternelle, ni la langue officielle.



4) Religions

Il n'existe pas de religion d'Etat et il est possible de pratiquer celle de son choix dans de nombreux lieux de culte. On peut ainsi signaler l'existence d'un office catholique en français, dispensé dans une chapelle appartenant à la France.

La majorité de la population est de confession orthodoxe (70%), mais il existe également des communautés de confession catholique romaine (6%), catholique uniate (3%), protestante (6%), juive et musulmane.

# Posté le mardi 16 août 2005 09:27

« Article précédent : Un peu de geographie

Article suivant : Image »